Nous sommes tous d’accord : les prisons doivent s’ouvrir.
La toute récente directive ministérielle l’entérine : « Dans le cadre de l’approche intégrale de la problématique de la drogue, le Groupe de Pilotage local doit faire appel dans la plus large mesure possible à la collaboration d’organisations externes d’aide aux toxicomanes. La direction doit permettre à des experts externes d’agir intra-muros dans le domaine de la prévention et des soins, tant sur une base collective qu’individuelle. »
Cette nécessité était déjà mise en évidence dans nos Cahiers « Drogues et prison » en 1999.
Des associations de divers secteurs, qui travaillent depuis de longues années en prison, persévèrent et signent : elles doivent être présentes en ces lieux. De plus, le personnel des établissements pénitentiaires parle de son besoin de formation spécifique. Nombre de médecins proclament également la nécessité d’une continuité des traitements médicaux dans et hors de la prison. Les détenus, eux aussi, comptent souvent sur l’appui d’organismes extérieurs pour résoudre les problèmes et difficultés liés à l’enfermement.