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L’abstinence en question
N°52 L’abstinence en question
Octobre 2009
La prise en charge des usagers de drogues a très longtemps rimé avec une seule méthode : l’abstinence, entendue comme l’idéal de conduite que chaque toxicomane déviant doit avoir en ligne de mire pour espérer réintégrer la communauté des vivants. Ainsi que le rappelle Marc Reisinger, le préjugé selon lequel « les héroïnomanes mènent une vie de plaisir pour laquelle ils doivent être punis ou « réhabilités », sans quoi ils retomberont toujours dans leur vice », s’est montré particulièrement coriace dans le chef de nombreux patriciens et décideurs politiques. L’arrivée des traitements de substitution et les ravages du Sida ont toutefois convaincu ces derniers de mettre de l’eau dans leur vin et permis que, dans nos contrées, la substitution et la réduction des risques tiennent désormais le haut du pavé. La révélation au grand public des dérives sectaires de certaines communautés thérapeutiques a accéléré le mouvement de cette petite révolution copernicienne affectant le monde des addictions. Faut-il pour autant tirer une croix sur le modèle de l’abstinence, le rejeter au motif qu’il serait rétrograde et inadapté ?
| Edito : L’abstinence, un débat apaisé mais toujours ouvert. |
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| Mots clés associés : réduction des risques , abstinence , conduites à risque | ||
| Le projet d’abstinence, pourquoi y croire ? |
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| Abstinence et substitution |
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| L’abstinence, une résurrection |
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| Abstinence et prohibition font bon ménage |
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| La prohibition des drogues, un avatar de l’ascétisme ? |
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| La définition d’un nouvel humanisme |
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| Le projet d’abstinence, un outil précieux |
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| Toxicomanie, entre abstinence et tentation ? |
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| L’abstinence, un système de protection controversé |
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